« Le Christ est ressuscité !     En vérité, Il est ressuscité !»

Y a-t-il un vote chrétien ?

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La citoyenneté –

Le chrétien se considère comme citoyen de ce monde. Il suit en cela son Maître, le Seigneur Jésus. Celui-ci a encouragé à payer l’impôt et à être loyal par rapport à la société civile en « rendant à César ce qui est à César ». Il a donné l’exemple de la liberté de parole face au pouvoir établi, quand Il s’est adressé à Pilate : « tu n’aurais aucun pouvoir si Dieu ne le permettait pas » ; tout Dieu qu’Il est, Il s’est montré un homme parmi les hommes, et n’a jamais revendiqué un honneur qui lui revient. En se faisant homme, le Fils unique et Verbe de Dieu s’est fait, selon saint Basile de Césarée, « citoyen de ce monde ». Il s’est soumis librement aux lois, jusqu’à vouloir librement supporter la souffrance et la mort. Les chrétiens, à son exemple, respectent les lois de la Cité et, notamment, votent, élisent et sont élus

Le programme de Jésus Christ

Nul ne peut ignorer le message divin contenu dans le saint Évangile. C’est un programme de société indiquant les principes de la vie en commun : respect de la personne humaine, qu’elle soit riche ou pauvre, homme ou femme, croyante ou non ; esprit de service plus que de pouvoir ; compassion à l’égard de ceux qui souffrent ; remise des dettes ; pardon des offenses ; amour sacrificiel de Dieu et du prochain ; partage des biens, non possession… « Mettez la parole en application…  », dit saint Jacques, dont nous pouvons relire la lettre en ce temps d’élections. Le Christ, Dieu et Homme à jamais, est invisiblement présent dans le monde et dans la société civile. Ceci crée une dynamique d’humanité et de responsabilité.

La prédication à Nazareth

Dans la synagogue, le Sauveur lit dans le texte du prophète Isaïe : « l’Esprit du Seigneur est sur moi parce qu’Il m’a conféré l’onction pour annoncer la bonne Nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé proclamer aux captifs la libération et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer les opprimés en liberté, proclamer une année de grâce par le Seigneur » (Is. 61, 1-2 ; et 58, 6). Et Il continue en disant : « aujourd’hui, cette écriture s’est accomplie pour vous qui l’entendez » (Luc 4,16-21). Le bien des hommes est inspiré par l’Esprit et dit par le Verbe. Tout citoyen chrétien, disciple du Christ et membre de son Corps, peut faire siennes ses paroles.

Le vote chrétien

Il commence par reconnaître Jésus comme Seigneur et Roi. Il s’exprime par la prière que nous lui adressons pour être dignes de reconnaître sa volonté pour notre temps et pour notre pays, et pour la mettre en pratique. Il continue par une lecture attentive, à la lumière de l’Évangile, des programmes présentés par les divers candidats. Le chrétien y cherche les thèmes qui sont cohérents avec la parole du Maître ; il discerne ce qui est incompatible avec le Roc de cette parole. Son vote sera libre de tout esprit de parti ; ce sera peut-être le vote du moindre mal ; ce sera peut-être le vote du mieux possible – toujours un vote occasionnel, relatif et, si l’on peut dire, opportuniste, car il n’y a pas de candidat qui ose se présenter l’Évangile à la main. Le critère du vote est le bien des hommes et de la Création, car Dieu s’est fait homme pour humaniser l’humanité.

La prière pour le monde

Elle ne consiste pas seulement à demander à Dieu de se révéler, de nous dire quelle est sa volonté et quel est le bien des hommes. Tout cela nous l’avons déjà, car Dieu ne cesse, par sa parole, par l’exemple des justes et des saints, et par son propre exemple, de nous enseigner. La prière et le jeûne pour le monde consistent essentiellement à demander à Dieu la force et le courage de faire sa volonté. Le monde et la société civile, et la Création tout entière, passent et passeront. Le projet évangélique s’inscrit dans le monde qui vient ; il se présente devant la venue en gloire de notre Maître et nous savons que, de tout ce qui se fait dans la vie politique, il y aura à rendre compte. « Tout ce que vous avez fait, ou que vous n’avez pas fait au plus petit d’entre vous, c’est à moi que l’avez fait ou que vous ne l’avez pas fait », dira le Sauveur. Quand Tu viendras dans ta gloire, Seigneur Jésus, fais-nous miséricorde et pardonne à tous les pécheurs !

(a.p. M.-A.)
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