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Dimanche du 14ème dimanche après la Pentecôte : Matthieu 22, 1-14

De nouveaux invités –

Avec l’évangile de ce jour, nous retrouvons le message de dimanche dernier : si les premiers invités ne sont pas à la hauteur de l’invitation, le Seigneur trouvera d’autres personnes pour se réjouir dans son Royaume. Si nous ne sommes pas enthousiastes et émerveillés de connaître le Seigneur, d’être baptisés, de pouvoir communier à son Corps précieux et à son Sang très précieux ; si notre état de baptisés ne comble pas notre vie en lui donnant tout son sens et tout son contenu ; si nous nous comportons comme si la vie dans l’Église est en plus de toutes nos autres occupations, comme une sorte d’activité dominicale ; bref : si notre vie dans l’Église n’est pas pour nous l’occasion d’une joie nuptiale, le Seigneur invitera d’autres hommes et d’autres femmes, mieux capables de se réjouir et surtout d’apprécier le don ineffable que le Seigneur nous fait de sa propre vie.

L’ingratitude

Chrétiens que nous pensons être, nous sommes souvent ingrats. La majorité des baptisés est absente des assemblées ecclésiales, engagée ailleurs, se privant elle-même du banquet eucharistique. Mais il est sur la terre un grand nombre d’hommes et de femmes qui attendent l’invitation, qui n’osent peut-être pas encore s’approcher et venir au banquet, pensant que ce n’est pas pour eux. Et l’Esprit saint les cherche par sa grâce, par le ministère des anges et l’exemple des saints. Croyons que si les baptisés eux-mêmes ne sont ni missionnaires ni apostoliques, le Seigneur est missionnaire. Le Christ, par le saint Esprit, vient continuellement dans son Église et dans son monde. Il est déjà le Seigneur de ceux qui ne connaissent pas encore Dieu. Il se rend présent parmi les hommes d’une façon qu’ils ne perçoivent pas toujours et que, bientôt, par la grâce de ce même Esprit saint, ils verront de façon éclatante.

Ceux qui attendent

D’autres membres de l’Israël de Dieu existent probablement déjà et nous ne les connaissons pas, nous croyons qu’ils n’existent pas, qu’il n’y a que nous, alors qu’ils sont déjà trouvés pour prendre notre place à la table du Banquet et être peut-être meilleurs que nous. « Le Royaume de Dieu vous sera enlevé, et il sera donné à un peuple qui en produira les fruits », disait Jésus Christ dimanche dernier : cela doit nous faire réfléchir…

Un appel au renouveau

D’une part, c’est une grande consolation de savoir que d’autres suppléeront à nos faiblesses et à notre indignité ; c’est une grande joie de penser qu’ils seront meilleurs que nous et que notre faiblesse n’est pas un obstacle à la vie de l’Église ; mais c’est également un encouragement à la ferveur, à être nous-mêmes meilleurs, plus conscients, plus enthousiastes que nous n’avons été : à nous renouveler, à être précisément de ceux-là que le Seigneur cherche par ses anges et par ses saints ; ceux que le Seigneur vient inviter par l’action de sa grâce et de son amour incompréhensible : chacun de nous est celui que le Seigneur invite à revêtir bien vite la tunique de noce, pour ne pas être privé du banquet, et pour se réjouir de sa joie parfaite. En ce début d’année liturgique, cet appel résonne avec force dans notre esprit et notre cœur.