« Le Christ est ressuscité !     En vérité, Il est ressuscité !»

Évangile du Triode (n. trad.), le Fils prodigue : Luc 15, 11-32.

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Dieu pédagogue –

Après l’histoire du pharisien et du publicain, nous entendons encore aujourd’hui une histoire juive : « un père avait deux fils et le plus jeune lui dit… » Ainsi en Israël enseigne-t-on. Jésus Christ, c’est-à-dire messie, enseigne en rabbin, en maître juif. Il utilise le langage de la parabole pour toucher la conscience en amont de la compréhension au premier degré. Notre Dieu est un enseignant et un pédagogue, et Il a un message fondamental à faire passer, celui qu’Il exprimera finalement, non plus par un conte, mais par un acte extraordinaire, quand Il voulut offrir librement sa vie sur la Croix pour le Salut de son peuple et, au-delà de celui-ci, de l’humanité tout entière. Le message court dans toutes les pages de l’Évangile, cet accomplissement de la Bible entière.

Dieu est bon

Au lieu de dire « Je suis bon », Dieu montre qu’Il est bon. Dimanche dernier, Il nous faisait comprendre que la miséricorde est ce qui lui appartient le plus. Aujourd’hui, Il nous délivre le même message, en le précisant comme paternité. Certes, nos ancêtres juifs donnaient déjà à Dieu le nom de Père. Mais le Fils, Celui en qui le Père, sur les bords du Jourdain, a dit qu’Il se reconnaît, vient dans le monde pour faire connaître le Père, « mon père et votre père », comme Il le dit (Jn 20, 17).

Dieu est Père

La figure du père dans l’évangile de ce jour révèle la bonté foncière de notre Dieu : « le père partage ses ressources entre » les hommes ses fils, qu’ils soient des pécheurs comme le cadet ou des justes, comme l’aîné. Quand l’homme s’éloigne de lui, Il ne lui dit rien, Il guette son retour, et l’accueille sans lui demander de comptes. Bien plus, Il se réjouit avec toute sa maison ! Il invite son pharisien d’aîné à se réjouir avec lui. Le Carême est le temps où l’Esprit saint nous initie à la miséricorde du Père. Nous n’avons rien d’autre à attendre : que nous soyons débauchés ou que nous n’ayons « jamais transgressé un seul de ses commandements », le Père nous aime autant. Ou plutôt : Il aime l’un et l’autre, non pas également, mais de façon unique, sans faire de comparaison. La miséricorde ne calcule pas. Elle est totale et sans mesure. Dans l’épître de ce jour nous entendons « j’ai toute liberté », parce que la miséricorde est un infini et divin respect de la liberté humaine…

(a.p. Marc-Antoine, Radio Notre-Dame, « Lumières de l’Orthodoxie », 20.2.22)

 
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