« Le Christ est ressuscité !     En vérité, Il est ressuscité !»

Évangile du dimanche du Banquet eucharistique 12.12: Luc 14, 16-24.

13 aout MAXIME 2008

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L’image de la Divinité –

Chers Frères et Sœurs, nous avançons avec joie vers la célébration de la Nativité : celle-ci se présente comme un grand banquet, un repas de fête, auquel nous invite le Seigneur, créateur du ciel et de la terre et de tous les êtres visibles et invisibles. Il est enthousiasmant de penser que l’image de la Divinité que nous présente le saint Évangile par la bouche même du Verbe fait homme soit celle d’un hôte généreux, persévérant dans son invitation, et rempli de la volonté de réjouir ses créatures. Grâce au Verbe nous construisons une très belle image mentale : Dieu est vraiment un père, pour son peuple Israël, ainsi que pour tous les hommes. Notre Dieu est un père qui organise une fête et  qui « invite beaucoup de gens ».

L’Histoire et sa finalité

L’amour qu’Il manifeste ainsi atteste la vie vivifiante de l’Esprit issu de lui ; et son Verbe, qui parle ici, nous dit tout le programme prévu pour l’humanité. Il nous indique ainsi le sens de l’Histoire universelle et nous annonce l’accomplissement des temps. La période liturgique qui prépare Noël est remplie de messages eschatologiques, comme on dit, c’est-à-dire qui concernent la finalité de la Création. L’Histoire est le Banquet de la Sagesse divine. Le Père est le grand Invitant. L’Esprit est envoyé dans le monde pour répandre cette invitation dans toutes les nations et dans toutes les couches de la société humaine ; et le Verbe est l’Agneau immolé, la Sagesse en Personne, sagesse savoureuse dont tout homme peut se régaler et se rassasier.

L’Agneau consommé

Dans notre société de consommation, Dieu propose aux hommes de se donner lui-même à consommer. Toutefois, ce n’est pas un simple consumérisme, comme on absorbe des choses anonymes et impersonnelles. Non : il s’agit d’un repas de haute gamme, à plusieurs étoiles ! La Crèche est l’Auberge aux mille étoiles qui attestent la qualité de ce qui est préparé pour l’humanité ; la Grotte s’orne de la grande étoile qui a conduit les mages à se prosterner devant le repas eucharistique préparé pour tous. Or, ce repas s’adresse, comme toutes les propositions divines dans la sainte Écriture, à la liberté de l’homme. Nous avons quelquefois du mal à réunir tous les membres de notre famille pour un repas de fête ; chacun peut avoir déjà « quelque chose de prévu », comme on dit : non, il ne sera pas là pour Noël ou pour tel autre évènement familial.  « Il y a beaucoup d’invités, mais peu d’élus », remarque simplement Jésus, qui sait très bien comment ça se passe. Mais, cela veut dire que tant de personnes se privent elles-mêmes de la joie de leur maître !

Le mystère de la liberté créée

Tant de personnes préfèrent, au bonheur de connaître le Père et son amour, autre chose ! Saint Maxime le Confesseur dit quelque part que les élus, ces élus si peu nombreux, sont ceux qui veulent. L’Histoire universelle est celle de la réponse humaine à l’invitation divine. Et nous réactualisons, en ce temps de préparation à la Fête, le mystère de la réponse libre. La liberté, dit encore ce saint, consiste à dire Oui à la volonté de Dieu. « Oui, je viens ! », dit un psaume. Notre réponse à l’invitation divine est un Oui par une préférence à tout du bonheur promis par Dieu. Regardons en nous-mêmes et scrutons la mollesse ou l’enthousiasme qui s’y trouvent quand le Verbe nous annonce les messages paternels. Comment répondons-nous aujourd’hui, demain et au dernier Jour ? Comment transmettre à tous les hommes l’invitation paternelle ? Comment prier pour le monde, pour qu’un plus grand nombre trouve la liberté du Oui au Père ?

(a.p. M.-A. Costa, Radio Notre-Dame, « Lumière de l’Orthodoxie », 12.12.21)
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